Collection OVERDOSE
10 peintures qui questionnent nos usages technologiques...
Hello !
Il est temps pour les présentations.
Voici la collection “Overdose”.
Au premier coup d’œil, on pourrait se dire que c’est simplement une série de cactus dans des vases... Mais en réalité, c’est bien plus profond que ça.






Le cactus est effectivement bien présent, avec son panache de bleus, ses fleurs opulentes et ses petites épines roses. Dans un premier temps, c’est une forme avec laquelle j’aime bien jouer. Et puis, plus mon langage du cactus se développe, plus je m’attache et je m’identifie. À bien y réfléchir, le cactus est fascinant. C’est une sorte d’outsider de la nature, il vit dans des milieux désertiques hostiles mais il arrive tout de même à s’élever (10 à 15m en moyenne pour le cactus saguaro), puis même à s’épanouir, avec des fleurs magnifiques.
C’est là qu’entre en jeu la collection de vases antiques. C’est ce contraste que j’ai voulu apporter : le cactus étant l’Homme et le vase la société dans laquelle il évolue. Ainsi le parallèle devient évident, l’Homme tel le cactus évolue dans un milieu hostile et doit sans cesse s’adapter, pour pouvoir grandir et s’épanouir.
Et comme le vase est un objet vecteur d’histoire, c’est pour cela que je l’ai utilisé pour raconter une certaine histoire qui m’est chère actuellement... L’emprise de la technologie sur nos vies.
Chaque toile raconte donc un souvenir lié à la technologie : l’arrivée du MP3, du téléphone portable à clapet, du jeu vidéo, du smartphone, de l’ordinateur fixe puis portable, des réseaux sociaux, des notifications... Cette histoire vous la connaissez, comme moi.
Pendant longtemps, ces avancées nous ont nourris. Nous ont donné des moments de joie, des rencontres, des fous rires, des connaissances, du travail... Mais aujourd’hui, il semblerait qu’on étouffe. On scroll sans but, on est happé par les écrans, on ne croise plus aucun regard dans la rue, les âmes se vident. C’est pourquoi de toile en toile, les vases se fissurent petit à petit, jusqu’à l’overdose.
Dans cette collection, j’essaie de provoquer une prise de conscience. Prendre le recul nécessaire pour analyser notre parcours, se rappeler les bons moments et comprendre où tout a basculé. Ainsi reconnaître nos erreurs, ajuster et trouver un équilibre. C’est le thème de la toile suivante : Résilience. Les fissures du vase sont réparées à la manière du kintsugi, l’art japonais de réparation de céramique à la feuille d’or, qui vient valoriser ces cicatrices au lieu de les dissimuler, ce qui en fait sa richesse.
La technologie avançant d’année en année, son emprise a nécessairement pris de la place au détriment d’autre chose. À mon sens, c’est notre rapport à la nature qui s’est atrophié. Il est donc temps de lui redonner notre considération et d’apprendre d’elle. La dernière toile est ainsi un hommage à la nature. Une œuvre de 140cm x 210cm, riche en couleurs, qui vient remettre la nature au centre de l’attention...
La nature persiste là où la technologie déborde.
Après plus de 10 ans à travailler chaque jour devant un ordinateur, et avoir vécu toutes les vagues technologiques avec passion, jusqu’à l’IA aujourd’hui... J’ai eu un besoin vital de prendre ce recul et remettre en question mes usages. Ça a été le cas pour les notifications il y a longtemps, puis plus récemment pour les réseaux sociaux, les écrans le matin et soir, etc. Je dois encore progresser car je suis toujours assez sédentaire de par mon travail, mais c’est un bon début.
J’ai même racheté un iPod classic dernièrement, avec lequel je prends un plaisir fou à écouter de la musique sans distractions, sans abonnement, sans filtre...
Merci de m’avoir lu, dans les prochaines éditions, on s’attaque à la nostalgie et je vous présenterai chaque toile, chaque souvenir !
Prenez soin de vous,
See ya






